Bienvenue !

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A tous les lecteurs et lectrices de mon Yaoi nommé
Yagaku

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Si vous suiviez les histoires de Rei et Kyô, vous avez sans doute eu l'horreur (ou la joie? XD) de remarquer que je ne postais plus de suites depuis plusieurs mois. C'est dû tout d'abord à un ordinateur cassé, puis à la flemme, puis au manque de temps, encore une fois à la flemme, aux cours et à mes notes catastrophiques, au manque de temps encore et ensuite à la présentation minable qui reignait sur Yagaku et qui me donnait de plus en plus la gerbe !

L'envie de poster m'avait donc quittée... é_è

Mais (et j'ai bien envie de dire que c'est grâce à Anthony ! XD) j'ai décidé de continuer les aventures de ce couple magnifique, et ce, sur ce blog créé depuis longtemps mais où je n'avais rien posté !
En éspérant retrouver mes anciennes lectrices (et mon ancien lecteur xD) et j'espère que vous me pardonnerez...

Pour les personnes qui auraient envie de connaitre le début de l'histoire, il faut aller ici ^^
Je tiens aussi à préciser que tous les dessins et les textes présents sur ce blog ou sur Yagaku sont de moi, dans le cas contraire se sera dit. Donc merci de ne rien prendre !!


Si vous voulez être prévenus des suites, mettez moi dans vos favoris.

Sur ce, la suite arrive donc prochainement, avec les vacances x) Patientez encore un peu <3



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# Enviado el lunes 06 de abril de 2009 12:43

1

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Il était encore tôt mais malgré ça, de nombreux élèves attendaient déjà l'ouverture de la grille du lycée. Kyô sentis des tas de paires d'yeux rivés sur lui, et Rei remarqua sa gêne.

-Désolé, chuchota-t-il, tu risques pas de passer inaperçu avec moi...
-Et quand ils vont apprendre qu'on vit ensemble, je suppose que se sera pire... Répondit l'autre d'un ton sarcastique.
-Exact.
-Je pense... qu'on devrait ne pas préciser ce point là.
-Aucun problèmes.
-Et d'ailleurs, il faudrait qu'on ne se fréquente pas du tout dans le lycée... Genre si on se croise dans un couloir ça m'arrangerait que tu fasses comme si tu ne m'avais pas vu et je ferais de même.
-D'accord. Par contre... pour Manami?
-Ah oui merde, elle est dans ton lycée!
-Notre lycée. Précisa Rei en insistant sur le premier mot.


Le bassiste frissona.

-Ouais...
-T'as qu'a te remettre avec elle.
-Ouah! j'ai sentis au son de ta voix que tu as manqué de t'étrangler en disant ça ! S'esclaffa le brun avec un léger sourire moqueur aux lèvres.
-Moi tu sais, les relations hétéro...
-J'ai compris. Mais prends en compte que je ne lance pas de piques aux gay, alors fais pareil pour les hétéro tu veux?
-Ca va être dur.
-Tu vas faire un effort!

La grille s'ouvrit alors. Les élèves entrèrent lentement.

-Bon, tiens. Fit Rei en donnant des papiers à son colocataire. Ca c'est le carte du lycée avec la position de chaque classes. T'es en 1e4 et moi en 3.
-On est pas dans la même classe? S'étonna le bassiste.
-Nan! Y'a trop de monde dans la mienne, tu vas devoir faire avec ! Et puis tu voulais qu'on soit ensemble le moins possible non?

Le brun grimaça.

-Ca c'est les horaires d'ouvertures et de fermetures du lycée, ça le numéro et le code de ton casier, ça ton emploi du temps et de la paperasse a signer par ton tuteur.
-J'suis émanciper.
-Bon ben signe toi même alors, au moins tu les rendra plus rapidement.
-A qui je les rend?

Rei pointa un bâtiment sur la carte.

-Tu vas là et ici il y a un bureau où tu dois rendre tout ça.
-Ok... et sinon y'a un resto pas cher dans le coin pour manger?
-Moi je vais toujours au restaurant de ramen où on a mangé hier soir, c'est à deux rues d'ici, par là. Sinon je me fais à manger mais c'est tellement mauvais! Enfin bref. Prêt?
-Je crois. Fit le brun pas très rassuré.
-Le premier cours commence dans 10 minutes ! Tu iras donner tes papiers pendant la pause. Ta salle est au premier étage dans le bâtiment B, là bas.
-T'es où toi?
-Bâtiment C, à l'opposé. On ne se croisera pas souvent, ne t'inquiète pas.

Et pourtant cette nouvelle l'inquiéta plus qu'autre chose, mais il ne le montra pas.

-Ah et tu vas devoir te présenter à ta classe, donc euh... si tu inventes un truc comme quoi tu vis tout seul ou chez tes parents etc, préviens moi histoire que je ne gaffe pas.
-Ok.
-Bon j'y vais, courage ! Lança-t-il avec un magnifique sourire.

Kyô le regardait s'éloigner dans la cours. L'androgyne fut accueillit par des hurlements de filles hystériques. Kyô n'en cru pas ses yeux quand il vit Rei leur faire signe de la main en souriant tout aussi magnifiquement. Il n'avait pas dit qu'il haïssait les filles? Les hystériques s'éloignèrent alors et le brun compris en voyant le visage de son colocataire changer complètement. L'androgyne s'arrêta, la tête tourné vers elles, les fixant avec des yeux dédaigneux et cruels, comme si elles n'étaient rien d'autres que des trainées sans aucunes importance. Le bassiste en resta bouche-bée : il faisait semblant d'être gentil avec elles, de les apprécier, alors qu'il les détestait. Il vit l'androgyne continuer sa marche vers son bâtiment et décida qu'il était temps pour lui de faire pareil.
Il ouvrit la porte du hall du bâtiment B. Quelques élèves y discutaient, d'autres rangeaient leurs affaires dans leur casier. Aucun ne portait d'uniforme. Le lycée semblait réellement laxiste à ce sujet et il fut loin d'en être mécontent.
Il commença à monter les escaliers quand, trouva sa salle non loin de là et, après avoir prit une grande inspiration, frappa à la porte. Le professeur l'accueillit avec un faux sourire et les chuchotements se firent plus présents encore que devant la grille.

-Voici Kyô, fit le professeur. Présente-toi.

Il écrivit son nom et son prénom au tableau, salua comme l'indiquait le règlement.

-Je suis venu ici car je me suis fait viré de mon ancien lycée, après avoir frappé des professeurs. Je vis seul dans mon appartement pour des raisons que ne regardent que moi.

Il alla s'asseoir au fond de la salle, prêt de la fenêtre.
Un profond silence s'installa

-C'est un yakuza ou quoi... Chuchota une fille au premier rang à l'intention de son amie.
-Je sais pas mais il est trop mignon...!

Kyô soupira. « Encore une qui va finir dans mon lit » pensa-t-il.



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# Enviado el lunes 06 de abril de 2009 13:38

Modificado el lunes 06 de abril de 2009 13:54

2

L'heure de déjeuner sonna enfin. Kyô n'avait rien suivit des cours et n'avait penser qu'à manger. Il rangea ses affaires et alla sortir de la classe, quand un groupe d'élève l'interpella.
-Dis Kyô, tu manges avec nous? On fera mieux connaissance!
La politesse aurait voulu qu'il répondre « Non merci, une prochaine fois peut être! » mais il se contenta d'un « j'ai pas faim » (alors que c'était totalement faux! ) et sortit finalement de la salle.
Il descendit les escaliers jusqu'au rez-de-chaussée et se fit stopper par un garçon.
-Tu es... ce type... fit-il doucement.
-Hein?
-Ce matin... avec... Aaaaaaaah !!!!
Le petit s'en alla en courant, sous le regard ébahit de toute l'assemblé présente à ce moment là et, bien sûr, de Kyô.
-Mais il est complètement taré ce gosse ! S'exclama le bassiste en sortant du hall.

Soudain, il ne su pas quoi faire.
Devait-il attendre Rei pour aller manger?
Devait-il y aller seul?
Le rejoindre dans le restaurant de râmens dont il lui avait parlé ce matin?
Demander à la fille avec le bentô énorme qui se trouvait assise sous un arbre si elle pouvait lui en passer un bout?

La réponse à ses interrogations se fit rapide, le bassiste sentis son portable vibrer dans sa poche. Un message de son colocataire:

« Je t'attends dans le parc en face du lycée !! =D
Rei (qui a faim! Alors fait viiite ! T^T)
»

Le brun esquissa un sourire et sortie de l'enceinte du lycée. Après quelques mètres parcourus, il rejoignit son colocataire qui était assis en tailleur sur le sol.
-Tiens donc, t'as pas peur d'te salir? Railla le brun.
-Trèèèès drôôôle Môssieur Kyô ! Fit l'androgyne en levant les yeux au ciel. Au fait, j'ai une bonne nouvelle pour toi !
-Ha ouais? T'as d'la bonne bouffe gratuite à me filer c'est ça?
-Non. Soit elle est mauvaise et gratuite, soit elle est payante et bonne, faut faire un choix.
-Oh... bah payante et bonne alors.
-Ca tombe bien, j'allais t'emmener au resto ! Mais c'est pas ça la bonne nouvelle! Aujourd'hui j'ai appris que Manami avait changé de lycée !!

Kyô resta, comme on dit, sur le cul.

-Sérieux?
-Oui!
-bah... ouais, c'est une bonne nouvelle. Au moins elle ébruitera pas le fait que je vis avec un... euh... un...
-Beau gosse gay?
-Garçon!
-T'aurai pu dire « beau gosse gay » tu sais !

En réalité, avant que Rei ne l'interrompt, il s'apprêtait à dire « pédé » mais s'était retenu.

Tous les jours, les deux adolescents se quittaient à quelques mètres de l'entrée du lycée, se rejoignaient à la pause déjeuner pour manger ensemble et retournaient à l'établissement séparément. Kyô s'était habitué à sa classe, même s'il ne s'était toujours pas fait d'amis.

Un week end, au mois d'Avril.
Cela faisait plusieurs mois que les deux adolescents vivaient ensemble. Et chaque week end, Kyô restait cloitré dans l'appartement, ou ne sortait que la nuit.
Ce samedi, Rei décida de faire une activité avec Kyô, qu'il le veuille ou non. Et bien sur ce dernier ne voulait pas, mais l'androgyne n'était pas du genre à baisser les bras rapidement.

-Kyô ! Tu viens là immédiatement !!
-La ferme !! Laisse moi j't'ai dit !
-Alleeeeeeez !!
-Au secours au secours aidez moiiiiiii !!
-Ne hurle pas comme ça, les gens vont croire que j'te viole !
-C'est exactement ce que tu essaies de faire !! eh mais ..!! eh !! EH !! POSE CE GODE TOUT DE SUITE PUTAIN!!
-Il faut bien que je le range un jour...
-Ne .. ne le pointe pas vers moi... fit le bassiste, allongé sur le grand lit de la chambre, avec un air dégouté.
-L'étagère est derrière toi ! T'as juste a le mettre dedans, c'est pas compliqué!
-Naaan!!!
-Il a jamais servis !
-Mais je m'en fiche !
-C'est juste un cadeau d'un client !

Soudain, les yeux de Rei se firent immenses, tout comme ceux de Kyô.

-Clients...? Fit le bassiste.
-Euh...
-Les clients du restaurant où tu bosses... t'achètes des godes?!!!
-...

Le batteur soupira en esquissant un sourire.

-Merci d'être stupide et naïf, Kyô. J't'adore.
Il s'éloigna dans le salon puis explosa de rire.
-C'est quoi ton problème Rei?!!! T'es con ou quoi?! Je suis ni stupide ni naïf !!
-Bien sûr bien sûr ! C'est pour ça que tu penses que je bosse dans un resto !
-Hein?! Mais.. !! Mais c'est toi qui m'la dit !
-Ca, ça m'étonnerais !

Et en y repensant, le brun se rendit compte que, effectivement, l'androgyne n'avait jamais dit précisément quel était son travail.

-Alors tu bosses où?
-T'occupes ! Laisse moi ranger ce truc, qu'on en finisse !
-Nan ! Tu montes pas sur mon lit !!
-Bon tu commences à m'énerver !! L'armoire où je veux ranger ça au derrière le lit, si je monte pas dessus je peux pas le ranger !! Sauf si c'est toi qui le fait, mais tu veux pas!! Décides toi avant que j'te le lance dans la bouche !!!!
-VA LE METTRE TOI MEME DANS CETTE PUTAIN D'ARMOIRE ET M'APPROCHE SURTOUT PAS ESPECE DE MALADE MENTAL!!!!!!
-D'accooord~! <3

Kyô avait interdit l'accès à sa chambre, qui était la seule pièce propre lorsqu'il venait d'emménager avec Rei. Il se l'était approprié et empêchait Rei d'y pénétrer. Il avait affiché des posters de grands bassistes sur les murs, il avait changé les rideaux, la disposition de quelques meubles... Alors lorsque Rei avait frappé a sa porte pour lui demander de déposer un objet sexuel dans son armoire, il avait comme qui dirait « pété un câble ».

Ce problème de gode résolu, Rei s'assit sur le grand lit et fixa son colocataire.

-Bouge de mon lit maintenant, dit ce dernier.
-Kyô. Il va bien falloir que tu le fasse un jour.
-...de quoi tu parles?
-Que tu bouges d'ici!! Le week-end, un adolescent normalement constitué, et qui en plus n'est pas encombré par ses parents, DOIT sortir. Et pas seul ! Accompagné par des amis! Et comme visiblement je suis ton seul ami, on doit le faire ensemble !
-Non. è_é
-Si !

Il se leva d'un bond, attrapa le brun et l'entraina vers la porte de sortie.
Kyô, une fois sur le palier, s'étonna de ne pas s'être débattu. L'androgyne était déjà en train de descendre les escaliers, tout en mettant correctement son sac en bandoulière sur son épaule. Le brun s'apprêtait à retourner dans l'appartement mais la porte était fermé a clé. Résigné, il descendit les escaliers.

-Ca doit pas être bien méchant... se dit-il.
-Viiiite Kyô !
-On va où comme ça?
-A la fête forraiiiiiiiine !!!!!!!!!!!!!!!!
-Heiiin?! Mais nan ! Y'a trop de monde là bas !


à suivre : premier baiser à la fête forraine + quel est le travail de Rei ?!
Enjoy !

# Enviado el viernes 10 de abril de 2009 14:56

Modificado el domingo 26 de abril de 2009 16:29

3

3
La foule était plus qu'abondante, et Kyô était persuadé d'avoir vu une ou deux personnes du lycée. Au lieu de s'amuser comme Rei, il dévisageait tous les passants autour de lui, de peur qu'on le reconnaisse.
-KYÔ! Regaaarde ces glaces sont énormes!! tu m'en payes une?!!
-Ne hurle pas mon prénom comme ça !! Cria le brun en emportant Rei dans un coin étroit, créer entre deux stands de bonbons. Écoute, je tiens pas à ce qu'on nous voit ensemble !
-Tu veux que je me déguise en lapin?
-..mais... mais pourquoi en lapin?!! T'es bête ou quoi?!
-Bah y'avait un mec déguisé en lapin qui vendait des ballons alors...
Le bassiste soupira bruyamment.
-Tu peux rentrer si tu veux. C'est vrai qu'il y a beaucoup de monde et je comprends que tu n'ai pas envie qu'on nous voit tous les deux. Les gens se poseraient des questions.
Devant le sérieux de son colocataire, le brun ne réussit pas à sortir un mot de sa bouche. Il se contenta d'acquiescer et de sortir de la petite ruelle. Rei fit de même et allait partir dans la direction opposé, mais Kyô, une nouvelle fois, lui attrapa le bras et l'entraina vers un stand de vêtements et souvenirs bon marchés, où il attrapa un t-shirt blanc et bordeaux assez ample et une casquette rouge vif. Il jeta l'argent sur le comptoir et se tourna vers son colocataire.


-Vas y enfile ça.

Rei le regarda, étonné. Puis sa bouche forma un petit sourire.

-Tu veux que je me déguise en garçon?
-C'est juste pour qu'on ne te reconnaisse pas si facilement.
-Tu veux pas rentrer?
-Je veux pas gâcher ta journée, si je m'en vais tu vas râler et tu seras tout seul ici.
-Oui, c'est pas drôle un parc d'attraction tout seul.

Son sourire ne le lâchait pas, ce qui fit un peu rougir Kyô. Juste un peu. Ce qui ne lui empêcha pas de détourner son visage pour ne pas que l'androgyne ne le remarque. Rei attrapa la casquette et attacha ses cheveux au sommet de son crâne: les mèches sous la casquette tombaient sur son visage et sa nuque, de tel sorte qu'on aurait dit que c'est cheveux étaient naturellement courts. Enfin, il enfila le t-shirt par dessus le siens.


-Alors?
-On te reconnaît quand même...
-Alors...

Il fouilla dans son sac et sortie un étui, d'où il prit une paire de lunettes de vue à la monture noire. Il décrocha l'attache de son bermuda, qui devint donc un pantalon, couvrant largement ses bottes ( des Doc Martins noires mi-hautes! xD)

-Ca va mieux?
-Tu ressembles déjà plus a un garçon, oui.
-Je croyais que c'était juste pour qu'on me reconnaisse moins.. =_=
-Oui mais mais les gens penseront pas que sous ce masque de mec se cache l'andro du lycée! Bon on bouge?

Rei était secrètement très content de l'attention particulière de Kyô. Bon d'accord, il lui avait acheté ces vêtements seulement pour ne pas avoir à trainé avec un garçon très effeminé mais ça partait tout de même d'une bonne intention ! Il ne voulait pas que Rei finisse seul aujourd'hui. Le batteur lui montra les auto-tamponneuses.


-Vas y, je t'attends. Fit l'autre en voyant les engins.
-T'as peur?
-Mais nan! Mais c'est pour les gamins ce genre de trucs.
-Bon je le fais pas non plus alors. Le train fantôme?
-Ca fait même pas peur...
-Qu'est ce que t'en sais? Je suis sûr que tu n'y ait même jamais entré...
-Mais si, avec une de mes ex même !

Rei fit une tête horrifiée.

-Oh ça va, j'l'ai pas non plus baisé dans le chariot, j'étais juste assis à côté d'elle.
-C'est écoeurant, je veux vomir...
-Dis pas de bêtises!
-Bon alors on y va!!

Il entraina son colocataire dans un chariot qu'un homme venait de préparer au départ. Quelques mètres plus tard, Kyô chuchota « merde... » et Rei savait très bien pourquoi. Ce dernier se mordait la lèvre pour ne pas en rire. Un homme déguisé sortit de derrière un pan de mur et hurla de toute ses forces pour les effrayer mais Rei éclata de rire. Kyô souriait de la bêtise de cette personne et du rire du batteur. Un rire claire et doux à entendre. Hein? Clair et doux? Il venait vraiment de penser ça? Un autre homme allait arriver par la droite et s'apprêtait à leur lancer une chauve souris en plastique, mais Kyô, énervé par ça réflexion, le poussa en lâchant un « roooh!!! » d'agacement et l'individu tomba aussi rapidement qu'il était arrivé, dans l'indifférence la plus totale des adolescents. Rei n'avait rien vu, rien entendu et Kyô pensait avoir cogné un mur. A la fin du parcours, deux lumières vertes éclairaient les deux jeunes et de fausses araignées descendaient du plafond. Rei riait aux larmes (car il trouvait ça tellement stupide que ça en était drôle) et Kyô gardait son sourire en coin, en regardant dans la direction opposé pour éviter de croiser le regard du batteur. Il sentis soudain un bras enlacer ses épaules et l'attirer à lui, puis il vit un flash.
-Allez encore une !
Puis un autre flash, une chose non identifiée, douce et légèrement mouillée sur sa joue, et un énième flash.
Le wagon sortit de la lumière verte et ils purent sortirent de l'attraction. Rei regardait son portable avec joie, toujours un sourire immense collé à ses lèvres, et Kyô émergeait peu à peu. Il venait à peine de comprendre ce qu'il venait de se passer. Tout d'abord dès leur entré dans le wagon, le type les avait pris pour un couple. Et pour cause, il leur fit un clin d'oeil mémorable tout en formant un coeur avec ses deux mains. D'où le « merde... » qu'il avait sortit peu après, et qui avait fait rire l'androgyne. L'autre chose qu'il avait réalisé, c'était que Rei l'avait pris en photo avec lui dans le wagon à la fin du parcours, et que la sensation douce et légèrement mouillée sur sa joue était... les lèvres de Rei. Son visage entier s'empourpra au fur et a mesure que ses yeux s'écarquillaient, que son coeur battait et que ses membres tremblaient.
-Kyô! T'as une de ces têtes dessus, regarde !! Oh, celle là t'es trop mignon! Mais je ressemble trop à un garçon, c'est dommage... Kyô? Ça va pas? T'es vraiment tout rouge, t'as trop chaud?
-...N...non... non non, c'est bon. Euh on va.. ailleurs?
-Oui... t'es sûr que...
-Oui ça va !!
-Bon si tu le dis...

Kyô marchait loin devant Rei, mais une glace offerte par ce dernier lui fit un peu retrouver le moral. Un tout petit peu. Ils passèrent la journée dans les manèges à sensations fortes, à tourner, à voltiger, à rire, à crier. Sans le remarquer ils s'étaient donner plusieurs fois la main, et se la lâchait tout aussi automatiquement, mais durant les attraction seulement. Lorsqu'ils marchaient, c'était toujours à une certaine distance.
La casquette de Rei n'ayant cessé de s'envoler, il avait finalement convaincu Kyô de pouvoir la retirer. Il avait attaché ses cheveux en une queue haute qui regroupait toute ses mèches blanches, et avait laissé tomber ses deux mèches noirs de chaque côté de son visage. Il avait retiré ses lunettes depuis bien longtemps déjà, au grand damne de Kyô qui le trouvait très beau avec. Oui, il avait pensé que Rei était beau. Et il n'avait pas pensé une seule seconde qu'il était « belle », mais bien « beau ». La nuit était tombée, pourtant il y avait toujours autant de monde. Le sac de Rei était remplie de petites peluches et de sucreries en tout genre, et il le remplissait à chaque stand par de nouveaux objets. Mais il sentis la fatigue du bassiste lorsque celui ci s'appuya a un mur, puis se frotta les yeux et resta les mains sur le visage quelques temps.


-Merde... souffla Kyô, trop loin pour que Rei ne l'entende. Mais qu'est ce que j'ai?

Sans doute avait-il trop bu. Oui c'est ça. Rei avait acheté des bières et tous deux les avaient bu très rapidement, il devait donc être saoul. Oui c'est ça. Car ce matin, quand l'androgyne l'avait réveillé en tapant à la porte de sa chambre, il n'avait pas trouvé sa voix douce, il n'avait pas trouvé que son corps était beau lorsqu'il vit que le batteur avait mal boutonné sa chemise et entrevoyait quelques bout de torse musclé et d'abdominaux bien formés, il n'avait pas trouvé que ses cheveux étaient d'une sensualité affolante lorsqu'ils les avait détaché et laissé tombé le long de ses épaules fines. A 10 heures lorsqu'ils mangeaient leur petit déjeuner à la fête foraine, après être allé dans le train fantôme, il n'avait pas trouvé que sa manière de lécher sa cuillère était si sexy, que ses yeux étaient si beaux, si grands. Il n'avait pas trouvé que le bisou innocent de Rei l'avait si chamboulé que ça, après tout il en avait déjà reçu des tas. Il n'avait pas trouvé que les mains de son colocataire étaient si douces lorsque celui ci le prenait par le bras pour l'emmener ailleurs, il n'avait pas vu a quel point son sourire était magnifique, et qu'il ferait fondre n'importe qui, il n'avait pas trouvé, tout au long de cette journée, que le soleil était chaud, qu'il se sentais bien, qu'il n'avait plus besoin de penser à rien, et que seul marcher près de lui était important. Non il ne l'avait pas pensé. Jusqu'à ce qu'il boive trop. Là, tout était devenu clair. Tout ça, il l'avait pensé, c'était bel et bien lui qui s'était dit ces choses là, tout était parfaitement vrai. Il trouvait ce garçon vraiment, vraiment, vraiment très attirant. Et ça il n'arrivait pas à l'accepter, même s'il était saoul.


-Kyô?
-Hm?
-T'es tout pâle là... t'as trop bu? Tu veux rentrer?
-Non...

Il voyait un peu flou et n'entendait plus très bien.

-On va faire un truc calme où il y a pas de bruit, ok?

Kyô se laissa tirer, un sentiment heureux et malheureux à la fois. Aimer un garçon? Et est-ce qu'il l'aimait vraiment? Après tout, trouver que quelqu'un est beau ne veut pas forcément dire qu'on l'aime. Alors pourquoi son coeur battait si fort? L'alcool? Sûrement, mais il était clair que Rei aussi y était pour quelque chose.
Ils arrivèrent au pied de la grande roue, et y entrèrent. Rei installa Kyô qui ne semblait pas trop savoir où il était et referma la porte de la cabine derrière lui. L'engin démarra. Tout était calme. Kyô avait la tête appuyé contre la vitre et fermait les yeux.
-C'est pas drôle si tu dors Kyô ! Se plaignit Rei.
Pas de réponse.
-Oh non, me dit pas que tu t'es vraiment endormis? Kyô?
L'androgyne soupira. Il se leva et s'assit à côté de lui, puis, après avoir vérifié qu'il dormait bien, se laissa glisser contre lui, plaçant les bras du bassiste autour de son corps.
-Juste un câlin... Chuchota-t-il.
Kyô, qui faisait semblant d'être endormis, se mit à rougir. Le corps de batteur était sur lui, seules ses jambes échappaient à la règle et étaient posés sur le siège. Sa respiration se fit un peu plus forte, bien qu'il essayait de toute ses forces de la contrôler. Il n'osait pas ouvrir les yeux de peur de surprendre son colocataire en train de le fixer. Il s'y aventura pourtant. Heureusement Rei avait les yeux clos. Il avait l'air épuisé lui aussi, mais si beau comme ça. Il lui embrasse le front, espérant qu'il était, lui, réellement endormis. Malheureusement il n'était pas du genre à sombrer si vite et rouvris rapidement les yeux.
-Kyô...? Tu...
Ce dernier se mit à rougir encore plus et s'affola.
-J-j-j-j-j'suis désolé..!! euh euh j'ai..
Rei se redressa un peu et se tourna face à lui. Il l'enlaça.
-T'excuses pas. Tu peux continuer si tu veux.
Le batteur sentait la respiration de plus en plus rapide de son colocataire. Il embrassa le sommet de sa tête, puis son front, puis baissa son visage à hauteur du siens.
-J'ai le droit? Demanda Rei en l'embrassant sur la joue.
-...Le... le droit...?
-D'aller plus loin.
Le sang du brun ne fit qu'un tour. Il le savait très bien, s'il n'avait pas été saoul il l'aurait repoussé depuis longtemps. Car Rei ne devait absolument pas connaitre ses sentiments à son propos. Pour une raison que lui même ne connaissait pas, il ne le voulait pas. Oui mais voilà, il était bel et bien saoul et savait comment, le lendemain, il pourrait se tirer de ce mauvais pas si Rei allait plus loin. Il n'aurait cas feindre de ne se souvenir de rien, à cause de l'alcool, ou répéter que c'était contre sa volonté, toujours à cause de l'alcool. Oui, se serait très simple de se justifier comme ça. Pour simple réponse il soutint le regard magnifique de Rei, dont le visage s'empourprait aussi, cependant plus modérément. Rei colla son front à celui du bassiste qui frissonna. Leurs yeux ne se quittaient pas. Kyô sentait la respiration douce de son partenaire; quant à lui, son souffle était saccadé et il ne parvenait pas à maitriser la peur et l'envie qui le rongeait. Rei approcha ses lèvres de celles de Kyô et elles se touchèrent enfin. « Enfin ». C'était précisément le mot qui était venu à l'esprit du brun lorsque le contact avait été fait. Enfin il découvrait les lèvres douces de Rei, sucrées à souhait. Il profitait en ce moment même du baiser le plus parfait qu'il lui ait été donné de recevoir. Aucune fille n'avait éveillé cette sensation en lui, il se sentait bien, soulagé même. Les mouvements des lèvres du batteur concordaient parfaitement avec les siens. Rei parcourait le torse de Kyô avec ses mains, tout en continuant le baisé. Il en plongea une dans le creux de son cou et l'autre sur sa hanche. Le brun frissonna de plus belle. A son tour il s'empara de la taille de Rei avec ses deux mains et l'attira à lui. Cela n'avait duré que quelques secondes, ils s'écartèrent pour rependre leur souffle et entamèrent rapidement un second baisé, plus osé, où leurs langues se touchèrent timidement. Kyô détourna alors rapidement le visage.

-Rei...
Ils se regardèrent dans les yeux quelques secondes, ils avaient l'air désolés et désorienté.
-J'aurais pas... dû...? Chuchota le batteur.
-Je... j'en sais rien...
Les yeux dans les yeux toujours, ils reprenaient leur souffle. Kyô ne voulait qu'une chose: continuer. Mais le dire franchement à son partenaire, ça, il n'en avait aucune envie. Leurs mains n'avaient pas quittés leur emplacement, chacune sur le corps de l'autre. Kyô attira doucement Rei vers lui. Celui ci se mit à califourchon sur le brun et posa sa tête contre son torse.
Les mains de Kyô descendirent au creux des reins de l'androgyne puis il s'arrêta, agréablement surpris. Rei lui suçotait le cou, avec beaucoup d'envie. Le bassiste descendit ses mains jusqu'aux fesses de ce dernier et, doucement, approcha son corps du sien. Ils entamèrent un troisième baisé, où les langues se mélangeaient sans retenues. Tout en haut de la grande roue, où le calme était complet et la nuit noire, où personne ne pouvaient les déranger, ils se laissèrent aller à leurs envies qu'ils cachaient depuis plusieurs mois. Kyô ne se demandaient plus comment faire passer cet épisode comme un simple accident dû à l'alcool, son esprit était bien trop habité par l'image de Rei qui caressait lentement son dos, glissant ses mains sous un tee-shirt trop encombrant.
Malheureusement le bonheur cessa.

-Je suis désolé Kyô.
-....Hein? Pourquoi?
-Je sais très bien que t'es bourré, je devrais pas en profiter comme ça!
Il se leva rapidement et s'assit sur le siège d'en face.
-M-m-mais ! Hein? Mais pourquoi..?
-Putain j'espère que tu te souviendra de rien demain, merde!
Il se tapa le front avec la paume de sa main et entreprit de ne plus bouger de sa place avant la fin du tour de roue. Ce qu'il fit. Il descendit le premier, très rapidement. Kyô, toujours sous le choc du baisé, mis plus de temps. Ils rentrèrent directement chez eux.
Il était 23 heures à peine, après la fête foraine, Rei avait l'intention d'emmener Kyô dans un bar mais après ce qu'ils venaient de faire, il avait abandonné l'idée. Il fut le premier à passer le pas de la porte, il jeta son sac dans un coin de la pièce, enleva le t-shirt trop ample et celui qui était en dessous, et, se retrouvant torse-nu, il se jeta sur son matelas. C'est au moins cinq minutes après que Kyô apparut sur le palier. Il avait bu trois autres bière sur le chemin du retour. Il regarda le corps de Rei allongé et alla s'asseoir à côté de lui. Il remarqua qu'il dormait à poings fermés. Il alla fermer la porte à clé, et entra dans la salle de bain où il se laissa bercer par l'eau brulante sur lui. Pas tout à fait saint d'esprit à cause de l'alcool, il ne prit pas le temps de se sécher et n'enfila qu'un caleçon lorsqu'il sortit. Il s'allongea à côté de Rei, les cheveux trempés, et le prit dans ses bras. Rei entrouvrit les yeux. Il se demandait ce qui se passait, il sentait de l'eau et une masse contre lui. Il n'eut pas la force d'élucider ce mystère, il se rendormit aussitôt.

A suivre...
quel est le métier de Rei?


PS: désolée le dessin n'est pas génial mais je voulais en mettre un ><

# Enviado el martes 28 de abril de 2009 18:32

Modificado el miércoles 29 de abril de 2009 15:25

4

La lumière du soleil passait outrageusement à travers la vitre, dont le store n'avait pas été baissé la veille. Deux adolescent s'enlaçait dans un matelas bien trop étroit pour eux, dépourvus de couverture, l'un en pantalon, l'autre en caleçon, et leurs torses nus.
L'éclairage trop violent réveilla le batteur. Il ouvrit doucement les yeux et découvrit rapidement que son colocataire l'écrasait de tout son poids. La sensation douce de sa peau contre celle du bassiste le fit frissonner.
-C'est mal Rei, t'es qu'un profiteur... se chuchota-t-il en essayant de retirer doucement un bras de sous sa nuque, et l'autre bras de sous ses... fesses.
Oui, Kyô lui avait tenu le postérieur durant toute la nuit, et à cette pensée, l'androgyne se mit à rougir. Après plusieurs minutes d'un combat lent et silencieux pour déplacer le brun sans le réveiller, Rei se dirigea vers la salle de bain et se doucha. Une fois la toilette terminée, il entreprit de s'habiller et de ce faire à manger. Il alla donc à la cuisine, ouvrit la porte du frigo et en sortit un soda et des restes de râmens. Lorsqu'il referma la porte, il resta planté là, choqué: derrière se trouvait Kyô, l'air très mécontent.
-Tu m'expliques ce que je foutais dans ton lit?! Se mit il à hurler. Et donne moi ça! On mange pas ça le matin, c'est dégueu!!
Il emmena le tout dans sa chambre et s'y enferma. Rei reprit un soda et alla se faire une boite de conserve... C'est avec la boisson dans sa main qu'il s'approcha de la chambre de son colocataire et dit:
-Justement, pour ce qui était de ce que tu faisais dans mon lit, j'allais te poser la question! Mais bon, si tu ne sais pas non plus... On va juste dire que je t'ai manqué cette nuit ! <3
Kyô, recroquevillé sous sa couette, se mit à rougir. Il ne se souvenait pas être revenu dans l'appartement, mais le reste si. Tout ce qui c'était passé avant, il ne le savait que trop bien.
-J'espère que tu m'as pas touché! Continua Rei.
Kyô ne savait pas, et ne voulait pas savoir.
-Kyô, j'vais bossé, je rentre après demain !
Le bassiste défonça la porte et déboula dans le salon avec un air complètement surpris.
-Comment ça après demain?!
-Eh oui, boulot boulot ! Lacha-t-il avec un large sourire et un clin d'oeil.
-Mais dans un resto on travail pas trois jours de suite, c'est débile!
-Effectivement, dans un restaurant on ne fait pas ça. A mardi !
-Et... et le lycée?!
-J'irais pas. Je suis payé 100 000 yens pour ce que je vais faire Kyô, alors le lycée attendra.
Sur ces belles paroles, il prit son sac et, habillé d'un costard noir que le brun venait juste de remarquer, il sortit. Une chemise blanche qui sortait de son pantalon, une cravate noire dépassant de la poche, il descendit les escaliers sans se douter de ce que le bassiste ferait. Celui ci était resté pantois non seulement devant la beauté de Rei dans son costume, mais aussi devant sa réponse « Je suis payé 100 000 yens pour ce que je vais faire Kyô » ... 100 000 Yens?! En trois jours?! Il se lava à l'arrache, s'habilla à l'arrache et couru à l'arrache dans l'escalier pour essayer de retrouver la trace de son colocataire. Il passa sur le pont et vit que le batteur était déjà à l'autre bout, et se dirigeait vers la gare. Il courut jusqu'à être à une distance suffisante de lui et le suivit discrètement, se cachant derrière des arbres, des voitures, des murs... Lorsque le batteur arriva à la gare, il n'attendit que quelques secondes avant de voir arriver l'objet de sa courte attente : Une énorme voiture noire, très luxueuse. Un homme abaissa la fenêtre côté passager et fit signe à l'androgyne de monter, ce qu'il fit avec un sourire somptueux.
Kyô n'en croyait pas ses yeux. Il se demandait qui était le vieux avec qui son colocataire venait de monter, et surtout pourquoi il lui tendait cette énorme liasse de billets en souriant grassement, comme un vieux pervers. ...Il avait peur de comprendre. Non ça ne pouvait pas être ça. Il se trompait c'était certains. La voiture démarra et soudain le bassiste ne su quoi faire: comment les suivre? Il entendit un klaxon derrière lui et sursauta. Sans s'en rendre compte il s'était avancé au milieu de la rue et bloquait une femme dans sa voiture.
-Faites attention bon sang ! Fit-elle, agacée.
Mais son agacement s'envola quand elle vit le bassiste se pencher à sa vitre.
-Mademoiselle, veuillez m'excuser, c'est parce que je viens de rater mon bus. Maintenant je vais être en retard pour mon premier rendez vous avec ma petite amie, elle va tellement m'en vouloir....
Devant les yeux attendrit et tristes de Kyô, la femme se mit à rougir. Il était tout simplement craquant.
-Tu... Vous... Vous voulez monter avec moi... je... peux vous condui...
Avant qu'elle n'ait pu terminer, il était déjà dans le véhicule.
-Suivez la voiture. Fit-il en ayant reprit son timbre de voix habituel et son air dédaigneux.
Mais peut importe son comportement, la femme était sous le charme et démarra rapidement afin de ne pas perdre de vu la grosse voiture.
Pendant ce temps, Rei, accompagné de Monsieur Saito, son employeur, tentait de ne pas crouler sous la grosse main vaseuse de celui ci.
-Tu sais Reita... aujourd'hui est un jour très important pour moi, donc j'aimerais que tu ne commette aucune imprudence. Fait bien tout ce qu'on de demande d'accord mon ange?
-Je le sais, ce n'est pas la première fois que je les voient, ces gens là.
-Oui, mais les circonstances seront différentes... ils seront plus... stressés, tu comprends mon ange?
-Oui, oui, je comprends...
Et la voiture s'arrêta.
-Garez vous plus loin!! S'écria Kyô en voyant que Rei et le pervers sortaient du véhicule et entraient dans un restaurant.
La femme s'exécuta, il sortit rapidement et lâcha un « merci » . La femme repartit sans demander son reste. Il traversa la rue et allait entrer dans le bâtiment, mais une affiche l'interpella: fermeture définitive le 1er Décembre. Autrement dit, depuis des mois. D'ailleurs la porte était verrouillée.
-Putain mais...! C'est quoi ce bordel là?
Il passa par une ruelle afin de trouver une autre porte mais il n'en était rien. Il s'assit alors sur le trottoir devant l'entrée principale et entreprit d'attendre. Une heure passa, puis deux. Soudain, un homme sortit du restaurant.
-Excusez moi jeune homme, mais vous ne pouvez rester là.
Le brun venait de se rendre compte qu'il effrayait les passants, habillé maladroitement et avachis contre un lampadaire. Il s'excusa, se leva, regarda rapidement par la porte et s'en alla. Les lumières de la salles étaient allumés, il y avait du bruit. Pas de doute, l'endroit n'était pas si fermé que ça. Il fit un tour dans un parc, s'assit contre un arbre, se releva, fit le tour d'un lac, jeta des cailloux sur un pauvre canard qui n'avait rien demandé, vit la fête foraine au loin, avec le sommet des hauts manèges qui passaient au dessus des arbres, la grande roue, et puis... oups. La suite il ne voulait pas s'en souvenir. Il secoua vivement la tête et reprit sa marche.
A force de se promener, le bassiste s'était éloigné du restaurant. Il décida finalement de rentrer, en passant par de petites routes boueuses où les véhicules n'avaient pas accès. Ces routes longeait une rivière calme et n'était pas connues de beaucoup de monde. Kyô fût donc très étonné d'y voir un homme, allongé en plein milieu.
-He l'jeune, comment va la vie?! Hurla-t-il avec une bouteille d'alcool à la main.
C'était un sans-abris à en juger par ses vêtements.
-Pas trop mal. Fit le brun en se posant à ses côtés.
-T'en veux? Fit l'autre en lui montrant leurs packs de bières.
L'adolescent en prit une et se mit à la boire.
-T'es perdu gamin?
-Nan nan, je me balade.
-T'as rien d'autre à faire? Pas de copine?
-Pas de copine.
-Aaaah c'est pour ça que t'as l'air déprimé! C'est trop dur à capter, les femmes!
-Mouais.
-Il faut te mettre aux hommes!
Kyô stoppa net.
-Pardon?
-Aux hommes! Tu peux les comprendre, puisque toi aussi t'en ai un ! Dis, tu veux un tuyaux?!
Y'a un bar gay dans l'coin, où tu peux te faire des mecs tous plus sex' les uns que les autres! Mais fait gaffe hein faut du fric! T'as du fric?
-Pas pour me taper un mec!
-Hahahaha!! c'est ce qu'on se disait avant ! Mais j'vais te dire une truc: Certains ressemblent tellement à des filles que tu vois même pas la différence!
Le bassiste fut parcouru par de nombreux frissons, car à ces mots, l'image précise d'un visage qu'il ne connaissait que trop bien lui venait en tête.
-Si il faut avoir du fric, comment vous faites pour vous les payer? Vous avez pas l'air très thunés, sans vouloir vous vexer.
Il se mit à rire.
-Tu sais, y'en a un, il est vraiment incroyable. Il est un peu comme une drogue. T'y goûte une fois et tu peux plus t'en passer. Alors tu te dis que rien qu'une fois tu te le fera, et finalement tu reviens toutes les semaines, et tu dépenses une somme colossale pour lui offrir des cadeaux, des vêtements, des sorties au restaurant, tu le loue juste pour passer trois heures avec lui...
-Vous êtes atteint.
-Ce type est une bombe!
-C'est un mec ! Et vous aussi.
-Je te dis qu'il est capable de te faire exploser la cervelle en te souriant !
-Bah voyons. Moi je connais qu'il seule personne qui pourrait faire ça...
-Ta nana ?
-Nan, mon colocataire.
-Ha bah tu vois ! C'est un mec nan?!!
-Oui, mais il est pas hôte dans un bar gay! Il est serveur à mi-temps dans un restaurant.
-Dommage.
-Mais nan, tant mieux! Roh pourquoi je discute avec un SDF homo...?
-Tu peux dégager s'tu veux, mais si tu veux une preuve de ce que j'avance, tu ferais mieux de rester!
-Pourquoi?
-Il va passer ici. Chaque dimanche il passe par ici pour rentrer, et je le regarde passer.
-A quoi ça sert?
-Le revoir. J'ai plus le droit de venir au bar.
-Pourquoi?
-J'ai essayé de le droguer et de l'enlever, je le voulais que pour moi.
Kyô se dit qu'il était bel et bien en présence d'un malade mental et qu'il ferait mieux de se tirer. Mais il avait envie de voir le personnage dont parlait l'homme, ce type soit disant merveilleux.
-Ah tiens regarde!! S'écria l'homme en se levant. Regarde il est là bas, avec son boss! Les cheveux blancs là bas, c'est lui !
« les cheveux blancs ». Ces mots éclatèrent dans la tête de Kyô, et encore plus lorsqu'il aperçu son colocataire.
-Putain mais... C'est pas vrai !!



A suivre...

Juste pour info : j'étais au concert de Girugamesh... et putain c'était trooop biiien!!!!! =D

# Enviado el sábado 16 de mayo de 2009 15:15

Modificado el martes 19 de mayo de 2009 09:01